30.10.2008

Formule magique pour sauver l'édition

A méditer :

Si tous les gens qui se piquent d'écrire commençaient par acheter des livres et les lire, il y aurait beaucoup moins de problèmes dans l'édition littéraire...

21.10.2008

Le prix du Parlement pour Marie-Ève Sténuit !

Il est d’usage de se gausser des prix littéraires quand on n’en reçoit pas et de minauder quand l’un des auteurs de la maison se trouve sur les prestigieuses listes. Escales des lettres n’a pas dérogé à la règle : nous avons lancé des confettis et dansé la carmagnole lorsque Marie-Ève Sténuit a reçu mercredi dernier le prix du Parlement de la Communauté Française de Belgique pour Les Frères Y. Nous en sommes d’autant plus fiers que l’écrivain a su séduire les jurés avec un premier roman, et ce dès le premier tour de scrutin, s’il vous plaît !

Le jury a apprécié « l’écriture sobre, truffée d’un humour subtil et d’une grande fantaisie qui donne au propos une touche proprement irrésistible ». En narrant le destin, au xixe siècle, de deux frères siamois reliés par le bassin, l’écrivain dissèque avec finesse le regard réducteur que porteront la famille, l’entourage, les autorités scientifique et religieuse sur la monstruosité. L’acuité de son analyse n’a d’égal que l’empathie qu’elle parvient à transmettre pour ces freaks du siècle passé.

Bizarrerie des prix : il aura fallu attendre trois ans après la parution des Frères Y pour qu’il soit couronné… Cela n’a pas empêché Marie-Ève Sténuit de produire d’autres romans, que nous avons eu le bonheur de publier : La Veuve du gouverneur, récit d’une formidable expédition maritime au xviie siècle, et Le Bataillon des bronzes, une délicieuse fantaisie bruxelloise dans laquelle les statues prennent leurs jambes à leur cou…

Retrouvez les réponses de Marie-Ève Sténuit au questionnaire farfelu d’Escales des lettres dès la semaine prochaine !