16.01.2009

Rentrée 2009 : pellicule, patchwork et pitchounette

Les plus clairvoyants d’entre vous auront sans doute remarqué que la colonne de gauche de ce blog, qui recense les dernières parutions de la maison, compte depuis peu trois nouveaux venus. C’est que le Castor n’a pas chômé pour préparer la rentrée : à ma droite, Georges Flipo, l’homme du Vertige des auteurs, venu défendre son nouveau roman intitulé Le film va faire un malheur (déjà en librairie). À ma gauche, Eva Kavian, auréolée de la gloire du Rôle de Bart (prix Marcel-Thiry) et bien décidée à faire un carton avec Le square des héros (en librairie le 10 février). Le premier met en scène un monde scintillant, chic et dangereux (un gangster, un réalisateur et une directrice d’agence de publicité en sont les héros), l’autre s’inscrit dans le quotidien de femmes seules qui élèvent leurs enfants dans une petite ville de province ; ces deux comédies sociales que tout semble opposer ont pourtant en commun une allégresse féroce, quelque chose de joyeusement iconoclaste. Au centre, pour les départager, les Miscellanées bruxelloises, 400 articles, plus d’un demi-kilo de légèreté et d’érudition pour apprendre en s’amusant mille et une choses sur Bruxelles (à ce propos, vous pouvez retrouver une interview de Roel Jacobs, génial historien et contributeur passionné des Miscellanées, ici : http://www.telebruxelles.net/portail/content/view/5278/166/).

Plus d’informations bientôt sur ces trois livres d’exception !

07.01.2009

California Dreamin'

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Ah, les Eagles… Idoles de nos quarts d’heures américains sous la lente rotation de la boule à facette des surboums de notre jeunesse. Doux moments, qui font volontiers passer le groupe de Los Angeles pour de tendres garçons vachers héliotropes et languides, brin de paille au coin de la bouche. Avec Hotel California, Barney Hoskyns réduit ce mythe en miettes : rongés par l’ambition et la cocaïne, complaisants et imbus d’eux-mêmes, les Eagles n’étaient qu’un groupe aux dents longues aux objectifs désarmants de simplicité, à savoir vendre plus de disques que quiconque. Ils ne sont pas les seuls à se faire épingler par Hoskyns, qui fut critique pour le NME et Rolling Stone : David Crosby, Neil Young, Gram Parsons, Joni Mitchell, tous les acteurs de la scène de Los Angeles période 1965-1980 en prennent pour leur grade. Hotel California s’envisage comme un constat amer : des la fin des années 1960, l’idéal hippie s’est évaporé au profit… du profit. Maisons de disques toutes puissantes, supergroupes aux ventes colossales, managers carnassiers, le rock ne sera plus jamais comme avant. Mais ne nous méprenons pas : certains rejetons de la scène de Laurel Canyon ont tout de même réalisé des chefs-d’œuvre intemporels (voir plus bas) qui influencent encore aujourd’hui la musique populaire américaine.

Barney HOSKYNS, Hotel California - les années folk rock (1965-1980)

 

 

Bande sonore (suggestion de présentation) :

Buffalo Springfield : Buffalo Springfield Again (1967)

The Byrds – The Notorious Byrd Brothers (1968)

C S N & Y : Déjà vu (1970)

Joni Mitchell – Blue (1971)

David Crosby – If I Could Only Remember My Name (1971)

Gram Parsons : GP (1973)

Neil Young – On the Beach (1974)

L’écoute des Eagles n’est pas indispensable.

06.01.2009

ONE FOR THE MONEY, TWO FOR THE SHOW

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Rockeuses, rockeurs, vous allez vous déhancher de joie : nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie de Careless Love, deuxième tome de la monumentale biographie de Peter Guralnick consacrée à Elvis Presley, qui est simplement l’ouvrage définitif sur la pop star pelvienne. Dans ce livre, aucune trace de la recette du sandwich au beurre de cacahuète ni de la composition du mélange qu’Elvis utilisait pour sculpter sa coupe Pompadour. Guralnick a laissé cela aux exégètes paresseux en quête de sensationnalisme bon marché. À mille lieues des biographies à scandale, Careless Love est le fruit d’une immense recherche et regorge de témoignages de très nombreux proches du King. Le résultat de ce travail minutieux : un récit vivant, mouvementé et tragique qui rend justice à la personnalité complexe de la première rock star.

 

Peter Guralnick, Careless Love, au royaume de Graceland.

 

Vidéo : Suspicious Minds, live à Las Vegas, 1970.


En attendant la migration...

Votre blog préféré accueillera désormais tout ce qui concerne les éditions le Castor Astral. Puis nous déménagerons sur un autre site, bientôt - en prenant bien sûr soin de vous prévenir.

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