02.10.2009
ACCOSTAGE REUSSI pour LE BATEAU-CITERNE !!!
Plus de doute, Le bateau-citerne - de Willem Elsschot - a bel et bien accosté et il s'est fait remarquer!
Martine Laval vient d'écrire un excellent article dans Télérama sur ce livre pas comme les autres, sur ce bateau bien particulier qui en abordant, détruit sur son passage le monde des affaires mais sait surtout nous rendre le sourire...
http://www.telerama.fr/livres/le-bateau-citerne,47515.php...
17:11 Publié dans La presse en parle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : télérama, presse, bateau-citerne, elsschot, willem, guerre, écrivain belge, néerlandophone, satire, libéralisme
14.04.2009
"Comme un feu follet dans les marais."
Nous vous présentons aujourd'hui un auteur trop peu connu dans nos contrées au regard de son talent. Il y a quelques années, grâce à Xavier Hanotte, Francis Dannemark, le directeur de la collection « Escales des lettres », a eu un coup de cœur pour Willem Elsschot et son roman Kaas (Fromage). Depuis, cinq des ouvrages de cet écrivain hors normes ont été traduits et publiés dans la Bibliothèque flamande du Castor Astral : Fromage (2003); Villa des roses (2004) ; Le feu follet (2005) ; L'embrouille (2006) et, bientôt, Le bateau-citerne (fin août 2009).
Willem Elsschot est né à Anvers le 7 mai 1882. Parallèlement à sa carrière dans la réclame - la publicité de l'époque - il écrit des poèmes d’une beauté et d’un cynisme mordants. En 1910, il commence à rédiger des romans empreints d'un certain réalisme. Bien que dense, son œuvre est courte : rassemblée en un seul volume par les éditions Querido, elle tient en seulement 768 pages (Willem Elsschot Verzameld Werk, Querido, Amsterdam, 2001) !

Les romans, nouvelles et poèmes de Willem Elsschot ont été traduits dans une vingtaine de langues. Il séduit les lecteurs aux quatre coins de la planète, et, de sa plume acérée, épingle les travers des hommes et observe leurs actions avec lucidité. Son style est précis et plein de force. Son esprit satirique est mis en exergue lorsqu'il aborde ses thèmes favoris – le monde des affaires et la famille – et qu'il met en scène ses personnages récurrents : Laarmans et Boorman. Son style lapidaire, son sens de l’humour à l’anglaise, ses thèmes et ses personnages sont ceux d’un véritable moraliste : Elsschot traite du bien et du mal mais sans porter de jugement. A sa manière, c’est un philosophe qui parle des hommes avec humanité. Il décède en 1960 d'un cancer, et un jour plus tard, sa femme Joséphine meurt à son tour, dans son sommeil. Ensemble, ils ont eu six enfants.
Le feu follet, édité en 1946 sous le titre original Het dwaallicht, a été publié en français par le Castor Astral en 2005. Ce court récit est considéré comme un chef-d’œuvre de la littérature européenne.
Anvers, un soir pluvieux à la fin des années 1930. Frans Laarmans est sur le point de rentrer chez lui quand l’abordent trois marins afghans à la recherche d’une certaine Maria Van Dam, dont la réalité se résume à une adresse sur un bout de carton. Il décide de les aider et les accompagne dans une longue errance nocturne, qui semble se perdre dans le labyrinthe des bas quartiers de la ville. Frans rêve avec ses compagnons d'une femme belle et désirable. Récit empreint d’une ironie féroce mais discrète, Le feu follet nous entraîne dans la quête de cette Maria dont on peut se demander si elle existe vraiment ou si elle n’est que l’image de nos désirs d’une vie romanesque. Une vie en dehors du train-train quotidien, banale, à laquelle il essaie d'échapper et où tout est prétexte à la fuite.
« Et maintenant, surtout pas question de broyer du noir et de les accompagner à Bombay, à la recherche du petit nid de Fathma. À la maison, tout de suite, avec mon journal, pour reprendre place dans le cercle de ceux à qui je suis lié, et qui m'ennuient, indiciblement. »
Parmi les personnages favoris d'Elsschot, nous retrouvons Frans Laarmans qui reste l’anti-héros par excellence, le personnage qui dérange et qui nous embarque malgré nous dans ses pensées : il est faible, envieux, sans courage ni volonté. On le hait, on a pitié de lui, mais l’attachement qu’on porte à son humanité simple et vraie est toujours plus fort. Il est juste insatisfait, victime consciente du vide de son existence. Avec Frans, on cause religion, politique, mœurs, amour ou royauté...
« Je déclare qu’ici nous avons un roi, exactement comme en Angleterre.
« Oh, me console Ali, il y a des problèmes partout. » »
Suivez la « Saga Elsschot » chaque mois sur ce blog,chaque œuvre de Willem Elsschot publiée dans la collection y sera présentée.
En mai, retrouvez toute l'histoire de Fromage, le roman bourré d'humour et d'édam, et de son adaptation prochaine au cinéma !
12:26 Publié dans Zoom sur... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : feu follet, elsschot, flamand, humour









