29.07.2008

Escale américaine pour Philippe Blasband

Blasband Nevada Joe's.jpg

La première gagnante de notre grand concours est Mme S., dont le voyage a mené Quand j’étais sumo, de Philippe Blasband, jusque dans le Nevada.

La photo, nous précise-t-elle, a été prise devant une

station-essence-épicerie-boîte-de-strip-tease-casino (!) tout près de la Vallée de la mort. Notre lectrice gagne haut la main une invitation à la soirée des 10 ans d’Escales, en prouvant que nos livres, en plus d’avoir un contenu fantastique, sont également de fort bonne facture puisque capables de résister à des températures tutoyant régulièrement les 50°C à l’ombre (quand il y en a).

 

Quand j’étais sumo est un recueil de nouvelles de l’écrivain le plus barbu d’Escales des lettres. L’un de ses héros, André Bogaerts, partage d’ailleurs son nom (à un « s » près) avec un autre enquêteur qui nous tient beaucoup à cœur en ce moment (un indice : http://arcamonde.hautetfort.com). Pour vous donner envie de lire cet homme admirable, qu’il nous suffise de citer le titre abracadabrantesque d’une de ses nouvelles les plus réussies: La geste héroïque et gaillarde de Darius Iglimidias et d’Amos Shirinevski, surnommé plus communément Bouche-de-pute. Dans ce recueil, où l’on trouve pêle-mêle un dessinateur assassin qui pourrait faire songer à certain auteur de BD belge et célébrissime, un futur papa, un Iranien en exil, un saxophoniste lippu et bien d’autres personnages, Blasband donne toute la mesure de son talent, avec l’audace, le sens de l’autodérision et la virtuosité stylistique qui le caractérisent.

 

A ce propos, Philippe Blasband sera un des invités d’honneur de la fameuse « fête des 10 ans ». Glamour, paillettes, blagues belges et écrivains ténébreux, c’est the place to be le 28 août. Tentez votre chance, nous ne sommes pas regardants sur la qualité des photos (à quand une Eva Kavian devant la Tour Eiffel, ou un Jef Geeraerts devant l’Atomium ?), et si vous n’avez pas encore un livre de la collection chez vous, il suffit de demander gentiment La Belle Escale à votre libraire, qui se fera un plaisir de vous l’offrir.

30.04.2007

L'école des Belges

 

Un autre article sur L’école des Belges, cette fois publié dans la note d’information de mars-avril 2007 du CPEONS (Conseil des pouvoirs organisateurs de l’enseignement officiel neutre subventionné)

Depuis quelques décennies, la littérature de Belgique n’est plus totalement inconnue du grand public ; des efforts importants ont en effet été fournis tant dans le domaine de l’édition que dans celui des médias. La sortie de l’école des Belges sous la direction de Francis DANNEMARK semblerait donc moins urgente qu’auparavant. L’éditeur a néanmoins, selon ses dires, été motivé par divers facteurs : curiosité intacte des professeurs et des élèves, souci de pallier les difficultés soit éditoriales soit pécuniaires à découvrir des œuvres contemporaines déjà reconnues dans la francophonie, désir de soumettre au futur lecteur quelques textes critiques.

Francis DANNEMARK a délibérément choisi de ne présenter que dix romanciers (dans ce premier volume et dix dans dans le suivant) car le genre romanesque se prête mieux à une approche des adolescents.


Une autre originalité du recueil, ce sont les rubriques qui accompagnent les extraits : autobiographies, inventaire à la Prévert des influences artistiques (littérature, musique, cinéma), énonciation brève des thèmes, points de vue d’un critique, d’un libraire, d’un enseignant, réponse de l’auteur à la question « Pourquoi écrire ? », quatre pages d’analyse (sur l’ensemble de l’œuvre et sur un extrait), bibliographie.

Cette présentation correspond parfaitement à l’intention de l’éditeur : proposer un guide non seulement pour un public scolaire mais aussi pour toute personne curieuse de littérature.

La densité des informations est donc sans conteste une des caractéristiques essentielles de cet ouvrage, densité traduite dans une typographie claire, aérée, laquelle conduit le lecteur par la main.

Le choix des extraits, des commentaires analytiques dont la perspective nous entraîne au-delà des passages choisis, des rubriques ciblées avec pertinence, tout cela contribue certainement à donner un aperçu précis d’une œuvre et de son auteur.

Un autre intérêt, à notre sens, se dégage de ce guide : celui de permettre à la fois une approche purement textuelle et une approche socioculturelle.

Dans le cadre d’une étude scolaire, la difficulté réside dans le fait que les élèves « reçoivent » des auteurs dont la qualité semble indiscutable ; une sélection a été opérée par d’autres, et on leur demande implicitement d’entériner le choix.

Comment, dans ce cas, développer leur esprit critique vu qu’il s’agit de les inciter à se poser des questions, à analyser et à exprimer un jugement de goût ? Exercice artificiel parce que scolaire, choix imposé : est-ce une mission impossible ? Certes non !

En fait, ce guide permet une lecture à deux niveaux.

Dans un premier temps, l’apprenti-lecteur découvrira les textes et le paratexte dans leur sens apparent et évident ; dans un deuxième temps, il s’interrogera sur la représentation de soi que dessinent les auteurs, sur les critères esthétiques explicites et surtout implicites auxquels souscrivent les professeurs, les libraires et les critiques, tous familiers de la littérature.

À lui désormais de s’approprier peu ou prou les prises de position de ces commentateurs, à lui de trouver sa place dans le champ culturel.

28.03.2007

Parutions Avril 2007

Deux nouvelles parutions en Avril 2007

Benno Barnard

La créature

 

monologue

 

 

traduit du néerlandais (Belgique) par Marnix Vincent

           medium_couveCreature_1_.JPG       

Écrit pour la grande actrice flamande Chris Lomme, La créature est un monologue fascinant. On y entend la voix d’une vedette du théâtre qui, même sur scène, n’arrive pas à échapper à l’emprise de sa mère, de sa fille, de son âge et du fantôme de Marlène Dietrich.

C’est aussi la voix, superbe, d’une femme vieillissante qui s’interroge – et nous interroge. Ne sommes-nous pas parfois semblables à ces acteurs qui jouent leur vie  jusqu’à ce que la mort vienne les surprendre ? 

 

 

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Doeschka Meijsing

 

100 % chimique

roman

 

traduit du néerlandais (Pays-Bas) par Charles Franken

  

         medium_couveMeijsing_1_.JPG        

Doeschka Meijsing retrace ici l’histoire de quatre générations de femmes : la sienne, celle de sa mère, de sa grand-mère et de son arrière-grand-mère, Maria Blumenträger. Elle relate notamment comment sa famille, en 1934, fuit la ville de Francfort et la guerre qui menace pour gagner les Pays-Bas. Pour exprimer ce qui la lie aux femmes de sa famille, l’auteur découvre que les simples faits ne suffisent pas. Dès lors, loin d’un récit linéaire, cette chronique étalée sur plus d’un siècle dévoile par touches successives une histoire où rêves et souvenirs, désirs et réalité

s’entremêlent.

 

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23.03.2007

Les exercices de "L'école des Belges"

Bonjour à tous,

Voilà un peu plus d’un mois qu’est paru L’école des Belges. Vos réactions, chaleureuses et enthousiastes, nous ont donné l’envie de rendre cet ouvrage encore plus vivant. Le faire vivre, c’est découvrir à chaque fois une nouvelle lecture ainsi qu’un nouvel usage possible. Outre l'enseignement de la littérature belge, ce livre peut permettre bien d'autres apprentissages.

Nous ouvrons la voie avec quelques propositions d’exercices. Il vous suffit juste de cliquez sur le lien ci-dessous.  Bien sûr, notre liste n’est pas exhaustive. N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires et suggestions. Ils sont les bienvenus. De plus, ce blog est un lieu de partage et si vous avez d’autres exercices à proposer, nous les diffuserons avec beaucoup de plaisir !

Propositions_exercices_-_Ecole_des_Belges.doc