26.09.2008
Eva Kavian, l’épicurienne
La pétillante Eva Kavian (dont vous pouvez gagner le dernier roman en participant à notre concours, juste ici) a accepté de répondre au questionnaire farfelu d’Escales des Lettres, où ce sont les livres qui posent les questions ! D’humeur badine, l’écrivain s’est livré avec une gouaille qui n’est pas sans rappeler celle de l’héroïne du Rôle de Bart…
Attention, si vous êtes avec des enfants, nous vous conseillons de leur bander les yeux ou de les envoyer jouer aux Lego illico: certaines réponses peuvent choquer. Après tout, n’est-ce pas l’âme d’une grande amoureuse qui se trahit ici ?
En province : Dans quelle ville aimeriez-vous vivre ?
J’aime le village dans lequel je vis. Il m’est difficile d’imaginer vivre ailleurs.
Le jeudi à Ostende : Un dimanche parfait, pour vous c’est…
Impossible à offrir en lecture à des mineurs...
Irina Poignet : Quelle est votre occupation favorite ? / Irina Poignet bis : Avec qui marcheriez-vous volontiers main dans la main ?
Disons que je marcherais volontiers main dans la main avec celui avec qui je viendrais de « vaquer » à mon occupation favorite ! Comme le dit Brautigan, c’est doux, les mains, quand on vient de.
Poussières d’histoire : Quel est le livre dont vous êtes la plus fière ?
Mon roman Trois siècles d’amour.
Le rôle de Bart : Quel casting choisiriez-vous si on devait adapter l’un de vos romans ?
Kevin Costner (ou Bruce Willis ou Richard Gere), et moi, pour Trois siècles d’amour. Quant à ce qui motive mon choix, je pense que cela ne nécessite pas de développement !
Tout emporter : Si vous deviez partir sur une île déserte, vous emporteriez…
Un bateau, bien sûr.
Nephros : Etes-vous forte en calcul mental ?
Ouais, mais je préfère écrire.
Les frères Y : Quelle est la qualité que vous préférez chez un homme ?
Le désir, c’est une qualité ? Disons le respect, l’attention, l’honnêteté, l’intelligence, la créativité amoureuse, l’énergie vitale. En réalité, j’aime bien les hommes, surtout quand je ne pense pas à leurs défauts.
Ma voix basse : Qu’aimeriez-vous qu’on vous murmure ?
« Je veux te rendre heureuse »…
Professions de foi : Qu’auriez-vous aimé faire si vous n’aviez pas été écrivain ?
Si j’avais été un homme, en tout les cas, j’aurais aimé être maçon. Être rentière ne m’aurait pas déplu, maintenant que j’y pense. Autant profiter de l’occasion pour le dire. Il se peut que des internautes immensément riches tombent sur ce blog dans une période où justement, ils se demandaient que faire de leur argent.
L’Arbre à soi : Quel est le livre que vous offrez le plus souvent à vos amis ?
Celui que je viens d’acheter pour moi.
Des gens insensés autant qu’imprévisibles : Quel est votre principal défaut ?
L’orgueil, sans doute, mais ce défaut m’a aussi permis d’avancer, de construire, de traverser, d’être celle que je suis aujourd’hui.
Ma petite guerre : Pour quelle raison seriez-vous prête à vous battre ?
Je pense que je suis fondamentalement, génétiquement, non violente. Il m’est impossible de me battre physiquement contre quelqu’un. Mais la liste des autres combats que je mène chaque jour est vachement longue. Le bonheur de chaque instant, par exemple...
De l’univers : Quel est l’état présent de votre esprit ?
J’ai l’esprit amoureux, batifolant et joyeusement lubrique, pour l’instant, et j’avoue que c’est assez récurrent dans ma vie !
Cruel bonheur : Quel est votre proverbe favori ?
« Qui mange une noix de coco fait confiance à son anus ».
L’alphabet calciné : Quel est votre mot préféré ?
Boustrophédon.
Brèche : Quelles failles les groupies qui voudraient vous approcher peuvent-elles exploiter ?
Ma faiblesse devant les hommes séduisants. Sans parler des failles de mon compte en banque !
Strip-tease : Quel est le principal trait de votre caractère ?
La sensibilité au monde, proche ou lointain. Comme si la peau de mon âme ne me protégeait de rien.
Le lien entre les jours : Décrivez une journée type dans votre vie d’écrivain.
Les journées types sont celles où je me demande quand je vais avoir le temps d’écrire, tant la vie me prend du temps.
Oiseaux de nuit : Plutôt couche-tôt ou couche-tard ?
Couche-tard qui ferait mieux de se coucher tôt.
Le labyrinthe belge : La Belgique, rêve ou réalité ?
La Belgique… c’est comme un couple dont l’un aurait fini d’aimer l’autre. On voit ce que cela donne dans les mariages…
Où est ma patrie : Quelle est votre devise ?
C’est aujourd’hui que je vis.
PS : N'oubliez pas que vous pouvez aussi gagner des livres en avant-première sur le blog de l'Arcamonde !
17:04 Publié dans Zoom sur... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : roman, littérature, questionnaire
28.08.2008
« Une fable sur l’audace et le courage au féminin »
Ce n’est pas si souvent que l’on a la chance de trouver des journalistes qui aiment nos auteurs pour les mêmes raisons que nous. Pourtant, ces petits moments de grâce existent. Ainsi, dans La Libre Belgique du 22 août, Irina Poignet vit son heure de gloire… largement méritée, il faut l’avouer ! « Comme un conte social, tout en pudeur et retenue, Philippe Blasband peint le portrait de personnages délicats qui révèlent une force de caractère insoupçonnée ». C’est vrai que l’histoire de Maguy, héroïne malgré elle, a de quoi émouvoir ; Marianne Faithfull avait d’ailleurs interprété le rôle avec beaucoup de finesse dans Irina Palm. Et lorsque la Libre loue l’habileté de l’écrivain à s’adapter à son sujet, on applaudit chaudement : c’est l’une des raisons qui nous le font le plus aimer, ce caméléon qui change de style sans jamais tomber à côté, qui s’ajuste tant à ce qu’il décrit qu’on se demande parfois si c’est la même personne qui a pu écrire des livres si différents et pourtant si justes, chaque fois. « Si Irina Poignet aborde des thèmes graves, mêlant injustice, adversité, trahison et déception, le petit roman ne touche pourtant jamais au larmoyant. Au contraire, c’est avec beaucoup d’humour, de légèreté et de drôlerie que l’écrivain décrit les tribulations de Maguy, alias Irina, sans jamais tomber dans le graveleux ». Comment le dire mieux ? Non, vraiment, allez lire l’intégralité de l’article de Camille Perotti (disponible sur le site de La Libre), et vous saurez tout le bien qu’elle pense et que nous pensons du sieur Blasband !
Irina Poignet est en librairie depuis la semaine dernière, et son auteur se déplacera jusqu’à la librairie La Licorne pour en parler, le 9 septembre.
12:52 Publié dans La presse en parle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : roman, littérature
07.04.2008
L'Arbre à Soi dans Le Monde des livres
[…]
L'écrivain qui, par la voix de Pascal Allard, nous conte ses aventures, aurait sa place auprès d'Alex, de Welter et de leurs semblables. Jeune écrivain, il vient de publier son premier roman, intitulé Les Amériques. Le titre lui vaut d'être invité en Guyane où un Salon du livre a pour thème "la rentrée littéraire découvre l'Amérique". Dès l'aéroport, sa situation est établie. Il ne connaît pas les autres invités - célèbres pour siéger dans des jurys de prix ou en avoir eu - à l'exception d'un copain d'enfance qui, "depuis qu'il avait épousé une présentatrice de la télé, sortait deux livres par an chez un grand éditeur". Tout écrivain se reconnaîtra dans cette charretée, les accueils et dîners officiels.
Toutefois, si ce milieu a tout d'une jungle où le gros dévore le petit, c'est dans la vraie jungle - celle faite d'enchevêtrement d'arbres abritant une faune inquiétante - que le romancier en herbe se retrouve finalement. Le récit évolue alors de l'intimiste au roman d'aventures, deux palettes où le style d'Allard fait merveille.
Enrobées d'un humour assez maîtrisé pour n'avoir jamais rien d'outrancier, les critiques de Solal et d'Allard contre l'art moderne et la littérature ont l'enthousiasme des amoureux de l'art et non le fiel des aigris. Certes, il y a là des colères qui n'ont que le mot pour s'apaiser, mais ce sont aussi de séduisantes oeuvres romanesques. Et surtout des invitations à sourire.
14:19 Publié dans La presse en parle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pascal allard, l'arbre à soi, roman, le monde
04.09.2007
Le Jeudi à Ostende dans Le Monde des livres
Un nouvel article sur le premier roman de Colette Cambier, dans Le Monde des livres.
"Un talent narratif qu'illustrent de vifs dialogues, la façon de distiller les éléments romanesques et la dimension historique. C'est la réussite de la romancière de poser en toile de fond les bouleversements survenus entre la chute du Second Empire et nos jours. [...] Une intéressante entrée en littérature."
Pierre-Robert Leclerq
Le Monde des livres
31/08/07
10:55 Publié dans La presse en parle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, Roman, Cambier, Jeudi, Ostende
28.03.2007
Parutions Avril 2007
Deux nouvelles parutions en Avril 2007
Benno Barnard
La créature
monologue
traduit du néerlandais (Belgique) par Marnix Vincent
Écrit pour la grande actrice flamande Chris Lomme, La créature est un monologue fascinant. On y entend la voix d’une vedette du théâtre qui, même sur scène, n’arrive pas à échapper à l’emprise de sa mère, de sa fille, de son âge et du fantôme de Marlène Dietrich.
C’est aussi la voix, superbe, d’une femme vieillissante qui s’interroge – et nous interroge. Ne sommes-nous pas parfois semblables à ces acteurs qui jouent leur vie jusqu’à ce que la mort vienne les surprendre ?
Doeschka Meijsing
100 % chimique
roman
traduit du néerlandais (Pays-Bas) par Charles Franken
Doeschka Meijsing retrace ici l’histoire de quatre générations de femmes : la sienne, celle de sa mère, de sa grand-mère et de son arrière-grand-mère, Maria Blumenträger. Elle relate notamment comment sa famille, en 1934, fuit la ville de Francfort et la guerre qui menace pour gagner les Pays-Bas. Pour exprimer ce qui la lie aux femmes de sa famille, l’auteur découvre que les simples faits ne suffisent pas. Dès lors, loin d’un récit linéaire, cette chronique étalée sur plus d’un siècle dévoile par touches successives une histoire où rêves et souvenirs, désirs et réalité
s’entremêlent.
10:45 Publié dans Dernières parutions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature belge, monologue, roman








